Si je vous parle de ça, c’est pour vous mettre en garde. Le phénomène prend de l’ampleur. En effet, de plus en plus de personnes subissent des sanctions disciplinaires de leur employeur pouvant aller jusqu’au licenciement à cause d’internet. J’ai moi-même perdu mon emploi à cause de vidéos prises sur mon lieu de travail avec mon téléphone portable que j’avais mises en ligne, et de commentaires sur mon blog, où je me suis lâché, faisant part de mon ennui et de mon désintérêt pour mon travail. Toutes choses qui n’auraient jamais dû venir jusqu’aux oreilles de mon employeur.
Malheureusement, des collègues malveillants qui s’étaient procurés l’adresse de mon blog, certainement par l’intermédiaire d’autres collègues en qui je pensais pouvoir avoir confiance, sont tombés dessus et m’ont dénoncés. J’ai été licencié quelques semaines plus tard à l’issu de la procédure disciplinaire. On m’a reproché le « dénigrement de l’Entreprise » et la « violation du droit à l’image ».
Faîtes donc un petit test tout simple :tapez sur Google vos noms et prénoms et observez les résultats…vous risquez d’être surpris !Si vous êtes inscrit sur les réseaux sociaux, il va vous ressortir toutes les pages où apparait votre nom : Vos comptes Facebook, Twitter etc. Même chose si vous participez à des forums de discussion ou tenez un blog. Sur WordPress, pas de souci : je peux rendre n’imporet quel billet confidentiel ou même le blog entier, et en restreindre l’accès aux personnes de mon choix, mais tel n’était pas le cas sur mon ancienne plateforme « Blogspace » qui m’a valu le licenciement… Parfois, je me maudit de ne pas avoir connu WordPress plus tôt !
Eh bien, dîtes-vous que les employeurs font la même chose lorsque, par exemple, ils doivent recruter un candidat, ou qu’il veulent flicquer un salarié en arrêt maladie…ils ont le réflexe Google !
Laisser trainer sur les réseaux sociaux vos photos ou vidéos compromettantes à la vue de n’importe qui peut vous valoir de sérieux ennuis comme certains en ont fait l’amere expérience aux Etats-Unis.
Moi, par exemple, étant syndiqué à la CGT-Chômeurs et militant du NPA, je ne crains pas , comme sur ce blog, d’afficher mes opinions et mon engagement politique et syndical. Mais, ce faisant, si je ne prend pas certaines précautions, je m’expose à la discrimination des employeurs qui n’appércient pas beaucoup les militants syndicaux et anticapitalistes et je risque fort d’être « blacklisté » !
En effet, vous laissez des traces de votre passage sur le net : les photos et vidéos que vous postez et dans lesquelles vous vous mettez en scène bourré , les commentaires que vous laissez sur les blogs, vos messages sur les forums de discussion dans lequel vous racontez par le menu vos dernières prouesses sexuelles, tout cela, les moteurs de recherche les indexent, et une fois qu’il y sont, même si vous supprimez vos contenus, il en reste toujours quelque chose… et ce, des années après les faits !
Appuyez donc sur le lien » en cache » dans les résultats de recherche sur Google, même si la page à été supprimée, il vous la ressortira telle qu’elle était avant la suppression !
La C.N.I.L se bat pour alerter les internautes sur cette cruelle réalité et revendique un « droit à l’oubli » car les contenus restent dans la mémoire des moteurs de recherche pour une durée infinie, ce qui met en danger la protection de la vie privée des internautes.
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Les responsabilités de l’Internaute
Ainsi, sur le web, tout le monde peut espionner tout le monde et il est donc nécessaire de protéger vos données personnelles. Mais les blogueurs ont aussi certaines responsabilités légales. Je ne parlerai pas ici de la « propriété intellectuelle » qui me semble totalement dépassée et archaïque à l’heure de la licence globale, une solution que le bon sens impose, mais auquel le Gouvernement s’obstine à préférer une usine à gaz inefficace et ultra-répressive : la loi HADOPI.
Pour ce qui concerne les obligations légales des blogueurs et ce qu’ils encourent en cas d’infraction constatée, n’étant pas spécialiste du sujet, je vous renvoie à la lecture de cet excellent billet sur le blog de Maître Eolas « journal d’un avocat » (merci qui pour le coup de pub?)
Ainsi, quand on est révolté et qu’on s’enflamme vite comme moi, il est facile de tomber sous le coup de propos diffamatoires. N’ayant pas pour habitude de mâcher mes mots et d’utiliser des circonvolutions de langage, il m’est probablement arrivé à de nombreuses reprises de tomber sous le coup de ce délit archaïque, véritable spécificité française comme le délit d’outrage.
Mais là où la justice se montre dure envers le justiciable ordinaire, certaines hommes politiques, exerçant des responsabilités au plus haut niveau, semblent bénéficier de passes-droits et peuvent se permettre de déraper sans risquer la moindre sanction, ni pénale ni politique et là, la justice contrevient à sa mission première : rendre la justice de façon impartiale. Mais ça, c’est une autre histoire…